Confier ses travaux de recherches généalogiques à une personne de confiance est important pour garantir que son héritage familial soit préservé et transmis. Vous allez me dire que tout cela est un poil morbide ou que, pour la plupart, nous avons bien le temps de voir venir, mais la question est intéressante, peu importe l'âge, et vous allez voir qu'il existe finalement pas mal de solutions. Voici donc quelques options à considérer pour choisir la bonne personne ou pour organiser cette transmission, garantissant que mon travail de généalogie, et le votre, ne soit pas perdu et qu'il continue à enrichir les générations futures. Et comme dimanche 31 mars, c'est la journée internationale de la sauvegarde des données...

 

Trouver un membre de la famille

La transmission de ma généalogie à mes enfants et petits-enfants après mon décès est quand même un moyen important de préserver l'histoire de notre famille et de maintenir le lien avec nos racines.

L’idée est de choisir un membre de ma famille en qui j’ai confiance et qui partage mon intérêt pour la généalogie. Cela pourrait être un enfant, un petit-enfant, un neveu, une nièce ou un cousin plus jeune qui est intéressé par l'histoire familiale et qui est prêt à prendre la responsabilité de continuer mes recherches après mon décès.

Mon enthousiasme pour la généalogie et mes progrès ont peut-être déjà inspiré des membres de ma famille à s'intéresser à leur propre histoire familiale et à explorer leurs racines.

Si personne parmi mes descendants ou héritiers ne s’intéresse aujourd’hui à mes travaux, je peux me dire que je suis encore vivante et que j’ai encore du temps pour développer cet intérêt : je peux profiter des réunions familiales en tout genre pour partager mes recherches généalogiques avec mes proches, en organisant par exemple des présentations, des ateliers ou mêmes des activités interactives comme des jeux, qui permettront aux membres de la famille de découvrir et d'apprendre notre histoire familiale ensemble. Ou je peux créer des évènements spéciaux pour commémorer les anniversaires, les mariages et d'autres occasions importantes dans la vie de la famille, utilisant ces occasions pour partager des histoires et des souvenirs de famille et pour transmettre l'importance de la généalogie à mes enfants et petits-enfants.

Pour initier des enfants en particulier à la généalogie, j’ai rassemblé quelques suggestions sur la manière de les impliquer et de les intéresser, à sélectionner en fonction de ma santé et mon niveau d’énergie. Ils aiment les histoires : je peux commencer par partager des anecdotes et des histoires familiales avec eux, leur raconter des récits sur leurs ancêtres, leurs origines et leurs expériences de vie. Les histoires personnelles et les souvenirs familiaux peuvent captiver l'imagination des enfants et les inciter à en savoir plus sur leur héritage familial.

Je peux aussi impliquer les enfants dans mes recherches : leur montrer comment utiliser les sites Internet et les sources pour retrouver de nouvelles informations, les enregistrer dans mon logiciel et regarder ensemble notre arbre grandir. Pourquoi ne pas les faire participer à des entretiens avec les personnes les plus âgées de la famille pour découvrir leurs souvenirs et leur expérience ? Une autre bonne idée serait de planifier des visites de lieux historiques liés à l’histoire de notre famille, comme une maison ancienne, un cimetière, un musée ou une ville où vivaient des ancêtres. Ces moments de partage familial sur fond historique peuvent être très conviviaux et changer des éternels repas dominicaux, ces visites rendent vivante l’Histoire, leur histoire et leur apprendre à s’intéresser au passé.

Pour les plus jeunes, s’ils aiment les jeux, nous pouvons créer ensemble une chasse au trésor ou autre activité ludique pour les occuper, basée sur les trouvailles de ma généalogie, comme un jeu de 7 familles personnalisé à partir de reproductions de photos de famille anciennes.

 

 

 

Et je pense qu’il faut toujours encourager les enfants à poser des questions et exprimer leur curiosité au sujet de l’histoire de leurs familles. En prenant soin de rester attentif et bienveillant et de prendre le temps d’y répondre du mieux que je peux et user de patience pour leur faire comprendre que j’apprécie leur intérêt et leurs progrès et tout cela les poussera peut-être à continuer l’exploration de leurs racines en grandissant.

Enfin, une dernière idée serait de commencer une tradition familiale qui consisterait à transmettre un souvenir ou objet de valeur que j’ai moi-même reçu de mes parents ou grands-parents à une personne plus jeune de la famille en racontant les histoires associées à l’objet, aux personnes et aux circonstances.

Ainsi, en initiant les enfants de ma famille à la généalogie de manière ludique et engageante, pourrais-je peut-être leur offrir une opportunité précieuse de découvrir et d'apprécier leur héritage familial. Ce voyage à travers l'histoire familiale peut non seulement les aider à mieux se comprendre et à se connecter avec leurs racines, mais aussi à développer un amour et un respect pour l'importance de la préservation de l'histoire familiale pour les générations futures.

Sur un autre plan, pour encourager la transmission de ma passion, après quelques recherches, j’ai compris qu’il était possible de créer un plan de succession détaillé qui spécifie comment je souhaites que mes recherches généalogiques soient gérées après mon décès. Je peux indiquer clairement qui sera responsable de la poursuite de mes travaux, où mes documents seront conservés, et comment ils pourront être consultés par les autres membres de la famille et d'autres chercheurs intéressés. Je peux apparemment aussi assortir cette responsabilité à un avantage pécuniaire dans les limites prévues par la loi. Pour cette partie, c’est avec un notaire que je dois discuter. Le coût d’enregistrement d’un testament chez un notaire, dont l’exécution sera garantie pour ma succession, n’est que de 136 euros.

 

 

 

Si vraiment il n’y a rien à faire du côté de la famille, l’écriture et l’édition d’un document écrit ou d’un livre de famille à destination de mes proches peut tenir lieu de transmission, surtout si sa distribution est organisée pour avoir lieu après mon décès, comme un message d’outre-tombe ; bien sûr, il faut apprécier le côté théâtral de la chose. L’idée est de compiler mes recherches, mes découvertes et mes histoires familiales dans un document écrit détaillé. Ce document peut contenir des informations sur les ancêtres, les évènements marquants de la famille, les anecdotes et les photos. Il serait sans doute possible d'y inclure aussi des instructions sur la manière de mettre à jour et d'ajouter de nouvelles informations à mesure que la généalogie de la famille évolue. Ce document peut être imprimé ou numérique. Je pourrais y organiser mes découvertes de manière chronologique ou thématique et ajouter des éléments visuels tels que des photos, des arbres généalogiques et des documents historiques. Si tout cela s’avère trop compliqué, pourquoi pas commencer par un album photo mettant en vedette des ancêtres et des moments significatifs de l'histoire familiale. Ou bien sûr, un arbre généalogique imprimé que mes proches pourront encadrer et afficher chez eux. Tout cela est faisable facilement avec Généatique, car la création des documents de généalogie est l’une des forces du logiciel.

 

Tout confier à une association de généalogie

Pourquoi ne pas contacter les associations, clubs ou sociétés de généalogie des environs ou les bibliothèques locales, pour s’enquérir si des services de préservation des archives et des ressources généalogiques sont proposés. Ces organisations peuvent être en mesure d'accepter mes documents et mes recherches comme dons, et de les incorporer dans leurs collections pour les rendre accessibles aux futurs chercheurs. Ce dernier point est important : si mes proches ne sont pas intéressés aujourd’hui, ils pourraient le devenir bien plus tard, et renouer avec mon travail par le biais d’une association ou une bibliothèque.

 

Les archives départementales ou nationales

Si mes recherches généalogiques sont particulièrement importantes ou si elles ont une valeur historique significative, il est possible de les remettre à des dépôts d’archives officiels. Ces institutions sont spécialisées dans la préservation et la conservation des documents historiques et peuvent garantir que mes recherches seront accessibles aux chercheurs et aux historiens à l'avenir. Le fruit de mon travail serait alors moins facilement accessible, parce que beaucoup mieux protégé. La collecte des archives privées qui présentent un intérêt historique, en provenance de particuliers et de familles, est l’une des missions des archives départementales, et j’ai noté que chaque année plusieurs centaines de mètres linéaires d’archives sont collectés.

 

Ma solution simple et gratuite !

Après avoir étudié toutes ces possibilités, pour ma part, j’envisage plutôt de stocker mes recherches généalogiques sur une plateforme en ligne dédiée à la généalogie, telles que des sites web de généalogie ou des archives numériques. Il suffit de choisir une plateforme sécurisée et fiable qui offre des options de partage et de préservation à long terme, et pas chère…

Si, comme moi, vous utilisez un logiciel de généalogie pour organiser vos recherches, il est facile de sauvegarder régulièrement nos données et de partager les informations d'accès avec un ou plusieurs membres de la famille, une personne de confiance. Le logiciel Généatique offre également des fonctionnalités de collaboration qui permettent à plusieurs utilisateurs de contribuer et de mettre à jour l'arbre généalogique. J'ai l'intention d'en faire un projet familial, ce sera plus amusant. Et c’est gratuit en plus !

 

Avec Généatique, je peux aussi assurer le partage de mes données sur la plateforme de partage Geneatique.net, de manière totalement privée, pour assurer la confidentialité et la sécurité et protéger les informations sensibles. c'est donc là la solution la moins chère et la plus ouverte que j'ai trouvée. En plus, c'est toujours à jour car je m'en sers pour synchroniser l'état de mes recherches entre ma tablette et mes deux ordinateurs, au moins une fois par semaine.

 

 

 

Mais même avec ce choix de méthode de transmission, j’ai l'intention de discuter de mes intentions avec les personnes que je vais choisir et de leur fournir des instructions claires sur la manière de gérer mes recherches généalogiques après mon décès, car ce n’est pas le genre de chose qui constitue une bonne surprise. En prenant des dispositions pour la préservation de mon héritage familial, j’espère pouvoir garantir que mon travail ne sera pas perdu et qu'il continuera à enrichir la vie de ma famille.

 

Télécharger une version gratuite du logiciel que j'utilise